Madagascar et le changement climatique
Figurant parmi les pays les pays les plus pauvres et avec une croissance démographique de 2,6% par an (Banque Mondiale, 2020), Madagascar fait face à de nombreux défis socio-économiques et de développement.
L’insécurité alimentaire et le taux de malnutrition ont atteint un niveau alarmant depuis 2011, avec environ 35% de la population rurale affectée par l’insécurité alimentaire sévère et avec 48% considérée comme étant vulnérable (UNICEF). En 2019, 75% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté qui est de 1,90 $/jour.
Abritant environ 5% de la biodiversité mondiale, Madagascar est également connu par la richesse de son capital naturel. Cette riche biodiversité est hébergée au sein de plusieurs régions écologiques, caractérisées par une variété d’écosystèmes terrestres (de forêts, de champs agricoles et de zones herbeuses), aquatiques (zones humides, eaux continentales), marins et côtiers. Ces différents types d’écosystèmes abritent un complexe spécifique et varié de faune et de flore.
Madagascar connaît des situations climatiques variables dues à l’insuffisance ou l’irrégularité des pluies, et est fréquemment soumis à des événements climatiques extrêmes (cyclones, sécheresses, inondations, etc.) provoquant des dommages importants. Entre 1961 et 2017, les cyclones ont provoqué le décès de 1 193 personnes, détruit 0,6 million de maisons et touché directement et indirectement 4 millions de personnes. Autre catastrophe climatique, les inondations ont touché plus de 300 000 personnes au cours de cette période.